Origine et historique 

Ce régiment de gentilhomme est créé en 1604 par M. de Némon gentilhomme Lorrain mais il ne devient régiment permanent, c'et à dire entretenu par le Roi même en temps de paix qu'en 1625.

En 1669, le régiment est de retour de l'expédition de Candie ou de nombreux régiments sont presque entièrement détruits. Le Roi profite de cette occasion pour créer un certain nombre de régiments princiers ( Royal, Dauphin, Anjou ..) auquel il "donne de l'ancienneté " en les fusionnants avec ces régiments de gentilhommes décimés. Ainsi le régiment du comte de Rauzan est donné par le Roi à Philippe de France, duc d'Anjou ( 1668-1672 ) le régiment porte alors le nom d'Anjou. Se succèdent ensuite différents Princes de Sang, Philippe ( 1683-1746 ) de 1687 à novembre 1700 ou il est déclaré Roi d'Espagne. Un peu plus tard le futur Louis XV qui est fait duc d'Anjou à sa naissance en 1710 jusqu'en mars 1712. Le titre sera encore porté par le fils cadet du futur Louis XV, Philippe de 1730 à 1733. Enfin Louis XIV donne ce régiment à sa naissance à son second petit-fils François Xavier Marie Joseph de France en septembre 1753, malheureusement le jeune duc d'Aquitaine meurt le 22 février 1754. Le régiment est dédoublé en avril 1775 les premiers et troisième bataillons restent Aqutaine, les deuxième et quatrième vont former un nouveau régiment qui prend le nom d'Anjou.

Le régiment est à 2 bataillons et a grand état-major

Service durant la Guerre de Sept Ans

En 1756 le régiment fait partie du camp assemblé à Calais. En 1757 il est envoyé en Allemagne, il est à la bataille d'Hastembeck, puis à la conquête du Hanovre avec la prise des places de Minden, de Hanover, puis l'expédition de Zell. Le 25 décembre avec La Marine , Vaubecourt il force le passage de l'Aller au pont d'Alten-Zell et occupe la ville de Zell. Après Rossbach l'ensemble des troupes effectue un replis sur le Rhin, début 1758 il est sur la frontière hollandaise. En septembre 1758 il assiste sans combattre à la bataille de Crefeld. En 1759 il fait partie du corps du comte de Saint Germain qui s'empare de Mûnster le 25 juin. A la bataille de Minden il se ditingue au côtés du régiment d'Auvergne. Lors de la retraite après cette défaite il forme l'arrière-garde de l'armée qui est attaquée par le prince de Brünswick, le 8 août, au passage des gorges de Münden.

En 1760, Aquitaine est aux affaires de Corbach, de Warbourg et de Sachsenhausen. Mis en garnison à Cassel il s'illustre en 1761 lors de la défense de cette place. A Vililingshausen il vient remplacer avec Rouergue, la brigade de Deux-Ponts éprouvée par les combats. Le 24 juin 1762 il est à l'affaire de Grebenstein. A la fin de l'année 1762 il rentre en France où il prend ses quartiers à Besançon.

Uniformes et distinctives

 

 

La Chesnaye 1759: habit et culotte blancs. Veste parements et collet bleus. Boutons jaunes, pattes ordnaires garnies de cinq boutons et quatre sur les parements et un en dedans. Chapeau bordé d'or.

Uniforme des fifres et tambours

Tambours à la livrée de la Maison du duc d'Acquitaine jusqu'en 1754 puis ils prennent la livrée royale.

Drapeaux

 

La Chesnaye 1759: les drapeaux d'ordonnance sont à deux quarrés ondés aurores et rouges, et deux autres rouges et bleus, bordure à carreau rouges, bleus et aurores par opposition, et croix blanche.