Origines

En juillet 1789 le Guet n'est plus en mesure d'assurer la sécurité dans Paris, les troupes en particulier les régiments étrangers stationnent autour de la capitale.

      Mirabeau dans la séance du 8 juillet 1789 propose d'effectuer une démarche auprès du Roi pour obtenir l'éloignement des troupes et la création d'une milice bourgeoises dans les villes de Paris et de Versailles, le Roi s'y refuse "le rassemblement de ces troupes n'a d'autre but que de veiller au maintien du bon ordre, leur séjour ne durera que le temps nécessaire pour garantir la sûreté publique"

      Mais les évènements vont se précipiter, l'annonce du renvois de Necker provoque des mouvements populaires dans les rues. Le 13 juillet 1789 le prince Lambesc de Lorraine à la tête de son régiment de Lorraine dragons (il publiera à ce sujet un petit mémoire justificatif) repousse la foule faisant morts et blessés. La nouvelle se répend comme une trainée de poudre "les électeurs prenant leur parti, ordonnent au concierge de l'Hotel de Ville de délivrer tout ce qui s'y trouvait d'armes; on n'attend point le concierge; les portes sont enfoncées, les armes pillées, toute la garde de la ville se trouve en un instant désarmée .."

     Les électeurs parcourent alors la ville recrutant les bourgeois pour assurer la sûreté, rapidement un premier bataillon hétéroclite est formé et son commandement donné à M. de Lassalle d'Offmond, lieutenant colonel au régiment de Vermandois. Dans le même temps l'Assemblée nationale vote la création d'une milice bourgeoise composée de 60 bataillons, un par district parisien, chaque bataillon de 4 compagnies de 200 hommes. Les officiers seront élus par les soldats et la population,

 

      La nuit du 13 juillet se déroule dans la fébrilité et l'agitation. Au matin du 14 juillet une rumeur cours à travers Paris "tous à la Bastille" et bientôt la foule s'assemble devant la forteresse qui est devenu le symbole du despotisme royal. Le comité informé des évènements et ne voulant perdre le contrôle de la situation dépêche M. de Soules et une centaine de gardes nationaux pour demander le ralliement de la garnison. Leurs députations sont reçues par le feu des assiègés, arrivent alors les gardes nationales du faubourg Saint Antoine avec le brasseur Santerre nouvellement élu à leur tête et qui ne demandent qu'à en découdre. Soules s'interpose, harangue les Gardes Française qui composent la garnison, les exhorte à se rallier à la ville de Paris, après quelques instants les Gardes Françaises se joignent aux Gardes Nationaux: la Bastille vient de tomber.

      Le 15 juillet 88 députés dont Lafayette se réunissent avec les Électeurs à l'Hotel de Ville, Lafayette y est nommé commandant en chef de ce qui devient la Garde Nationale de Paris.