par Jean-Louis Vial

Les affûts de mortier et de pierrier

Les affûts de ces pièces doivent être très résistant. En effet, compte tenu de l'absence de recul pour amortir le tir c'est l'affût qui en absorbe toute l'énergie, leur usure rapide amène l'apparition dès cette époque des premiers affûts de fonte.

L'affût est composé de 2 pièces de bois plus ou moins fortes et plus ou moins longues suivant la grosseur du mortier appelées flasques. Elles sont jointes par des entretoises de bois fort épaisses. A la partie supérieure au milieu des flasque est taillée une encoche demi-ronde ou viennent se placer les tourillons de la pièce, cette encoche est renforcée par deux pièces de fer, la sous-bande et la sus-bande qui assurent la solidarité du mortier et de son affût. A l'avant et à l'arrière des flasques on trouve les boulons, espèces de barres de fer arrondies qui les traversent de part et d'autre et qui servent à les serrer exactement avec les entretoises. Sur le devant des flasques il y a quatre chevilles de fer élevées perpendiculairement entre lesquelles on place le coussinet, morceau de bois sur lequel s'appuie le ventre du mortier, le coussinet peut également être maintenu en place par deux entailles pratiquée sur l'avant des flasques.

L'affût de pierrier est moins solide que celui de mortier, les flasques mesurent environ 5 pieds de long, 18 à 20 pouces de large et 12 à 14 pouces d'épaisseur.

L'absence d'affût mobile pour ces pièces nécessite l'emplois de chariots. Ils sont de construction semblable aux chariots à canon, seules les dimensions diffèrent.

Les manoeuvres de chargement et déchargement sur les chariots de ces lourdes pièces se fait grâce à une chèvre.

 

Jean-Louis Vial